PASCAL
Pascal
: un nom comme un éclair, comme une fulgurance,
comme une injonction. Science et religion : Les
Provinciales, le Pari, les deux infinis, le nez
de Cléopâtre, etc., nous croyons
savoir de qui et de quoi il s’agit. Mais
sait-on seulement que, pour plus de moitié,
l’œuvre de Pascal est posthume, qu’au
fil des décennies elle n’a cessé
de s’enrichir de textes conservés
et transmis par une tradition familiale et amicale
d’une indéfectible fidélité
? Inventeur du calcul des probabilités
sous le nom de Géométrie du
hasard, ancêtre de l’informatique
avec sa Machine arithmétique,
concepteur des transports en commun à Paris
avec ses carrosses à cinq sols,
Pascal est aussi le secrétaire de Port-Royal,
le mousquetaire de Port-Royal devrait-on dire.
Caché sous un faux nom, à l’auberge
du Roi David ou ailleurs, il lance ses
Provinciales comme des flèches
tout au long de l’année 1656. Chevalier
masqué, il est, sous des noms d’emprunt
–M. de Mons, Louis de Montalte, Amos Dettonville,
Salomon de Tultie – l’Anonyme qui
met sa plume au service des causes qui le mobilisent.
Littérature clandestine, littérature
de circonstance, littérature fragmentaire,
la littérature pascalienne est d’un
artiste. Homme de méditation, de soumission,
de mortification, Pascal est aussi un homme de
gloire et de combat plein de charme et de séduction.
Attentif aux signes, il est submergé un
soir de novembre 1654 par le sentiment fulgurant
de la présence divine. Pascal fixe l’événement
par écrit dans un Mémorial
en deux versions, qu’il garde constamment
à portée de main, cousu dans son
pourpoint. Sa vie est un ample oratorio dramatique.
A côté de la sienne, d’autres
voix s’y font entendre, celle de son père,
le Président Pascal, celle de sa sœur,
Jacqueline, la fragile et indomptable fille de
Port-Royal, morte d’angoisse le 4 octobre
1661, celle de Gilberte, l’autre sœur,
gardienne de la mémoire des Pascal, auteur
des Vies de Blaise et de Jacqueline.
Le livre exprime le puissant mouvement qui emporte
Blaise Pascal, qui le jette dans les débats
et combats de son temps, avec toute sa mordante
ironie, ses intuitions jaillissantes, sa passion
pour la vérité, qui confèrent
à son verbe un éclat et un pouvoir
étranges.
QUELQUES CRITIQUES :
LE NOUVEL
OBSERVATEUR, 2000, Aude LANCELIN.
« … une biographie toute en hypothèses
historiques fouillées. »
L’EXPRESS,
2000,François SUREAU.
« Minutieusement documenté et parfaitement
écrit, l’ouvrage d’André
Le Gall… (nous montre)… un Pascal
incommodé par l’approximation logique,
la subversion du vrai par le faux, la tolérance
à l’erreur et le relativisme…
FAMILLE
CHRETIENNE, 2001, Maryvonne GASSE.
André Le Gall… laisse parler les
documents… Chez André Le Gall, l’homme
passe infiniment l’homme. Ainsi rend-il
à Blaise Pascal ses véritables lettres
de noblesse.
ROYALISTE, 2001, Jacques
BLANGY.
…Une biographie de Pascal… qui comblera
tous ses lecteurs, des plus humbles aux plus exigeants…
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